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Comparatif

Microsoft Intune ou la console Google ?

Les deux savent inscrire un téléphone, imposer un code de déverrouillage, chiffrer un disque et effacer un appareil à distance. Le choix ne se joue donc presque jamais sur les fonctions : il se joue sur la suite bureautique que vous utilisez déjà, et sur le type de machines que vous devez gérer.

En bref

La réponse courte

Prenez la console de la suite qui porte déjà vos comptes. Gérer les appareils depuis un annuaire différent de celui de la messagerie revient à tenir deux listes de salariés, et la seconde n’est jamais à jour le jour où elle compte.

La question à se poser en premier n’est pas « laquelle est la meilleure » mais « qu’est-ce que je gère ». Des mobiles seuls : les deux conviennent, et vous avez probablement déjà la licence. Des ordinateurs Windows avec des applications métier à installer, des mises à jour à piloter et des disques à chiffrer : Intune est d’un autre niveau. Des Chromebooks : la console Google n’a pas d’équivalent.

Sur les deux critères qui décident vraiment d’un incident - la séparation étanche entre l’espace professionnel et la vie privée sur un mobile personnel, et l’effacement du seul périmètre de l’entreprise - les deux consoles font la même chose, et le font bien. C’est pour cela que le sujet se tranche sur l’annuaire et sur le parc, pas sur la fiche produit.

Point par point

Ce qui les différencie

Comparaison au 23 août 2026. Les périmètres de licence des deux éditeurs évoluent plusieurs fois par an : vérifiez votre contrat avant tout achat.
Microsoft Intune Google Endpoint Management
Appareils couverts Windows, Android, iOS et iPadOS, macOS. Android, iOS et iPadOS, ChromeOS, Windows et macOS pour l’essentiel.
Point fort Le poste de travail Windows : mises à jour, chiffrement du disque, applications métier déployées à distance. Les mobiles et les Chromebooks, avec une prise en main immédiate depuis la console d’administration existante.
Point faible Une console riche, donc dense : sans accompagnement, les premières règles se paramètrent de travers. La gestion fine du poste Windows reste en retrait, notamment sur le déploiement d’applications métier.
Séparation professionnel / personnel Profil professionnel Android et inscription sans compte administrateur sur iOS : l’entreprise ne voit pas la partie privée. Même dispositif, avec les mêmes garanties d’étanchéité.
Effacement à distance Total ou limité au seul périmètre professionnel, au choix, avec journalisation. Total ou limité au compte professionnel, avec journalisation.
Licence Comprise dans Microsoft 365 Business Premium ; disponible aussi en abonnement autonome. Comprise dans toutes les éditions Workspace pour les fonctions de base ; les règles avancées arrivent avec Business Plus.
Annuaire Microsoft Entra, le même que celui de votre messagerie Microsoft 365. L’annuaire Workspace, le même que celui de votre messagerie Google.
Prise en main Deux à trois jours de paramétrage pour un parc de PME, davantage si les postes Windows entrent dans le périmètre. Une demi-journée pour les règles de base sur un parc de mobiles.

Ce que ça coûte

Vous l’avez probablement déjà

Ni l’une ni l’autre de ces consoles ne se vend séparément en PME : elles arrivent avec une édition de la suite bureautique. Voici les deux tickets d’entrée, relevés à la date indiquée sur les pages des éditeurs.

Microsoft 365 Business Premium

19,06 € / utilisateur / mois

Intune compris dans l’édition

Gestion des mobiles
comprise
Gestion des postes Windows
comprise
Module avancé Plan 2
+ 3,50 €
Engagement
annuel

Google Workspace Business Plus

21,10 € / utilisateur / mois

Gestion avancée comprise dans l’édition

Gestion des mobiles
dès l’édition Starter
Gestion des Chromebooks
comprise
Règles avancées
comprises
Engagement
annuel

Relevé le 23 août 2026 sur les pages tarifaires des deux éditeurs · tarif public éditeur, hors taxes, engagement annuel.

Ne lisez pas ces deux montants comme le prix d’un MDM : c’est le prix d’une suite bureautique complète, dont la gestion de flotte n’est qu’une ligne. Si vous êtes déjà sur l’une de ces éditions, la console de gestion est ouverte, elle vous attend, et l’activer ne coûte rien de plus que le temps de la paramétrer correctement.

Le calcul qui intéresse un dirigeant est donc l’inverse de celui qu’on lui présente d’habitude. Pour vingt personnes déjà équipées en Business Premium, le budget supplémentaire d’une gestion de flotte est de 0 € par an en licences - et l’écart entre les deux éditeurs se réduit à 2,04 € par utilisateur et par mois, soit moins que ce que coûte une seule intervention pour un téléphone perdu sans console de gestion.

Attentes

Ce qu’une console fait, et ce qu’elle ne fera pas

Le malentendu le plus fréquent porte sur la deuxième colonne. Autant le dire avant la signature.

Ce que vous obtenez

  • La liste exacte des appareils qui accèdent à vos données
  • Le refus d’accès automatique d’un appareil non chiffré ou non à jour
  • L’effacement du périmètre professionnel en une manipulation, tracée
  • Un appareil neuf déjà configuré à l’ouverture du carton
  • Le départ d’un salarié traité sans courir après le matériel

Ce qu’il ne faut pas en attendre

  • La localisation ou la surveillance des salariés : ce serait illégal
  • L’accès aux photos, messages ou applications personnelles
  • Un antivirus : la conformité n’est pas la protection
  • Une inscription spontanée : sans procédure d’arrivée, le parc dérive en trois mois
  • Une dispense d’information des équipes, qui reste une obligation

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande avant d’ouvrir la console

Peut-on gérer un parc mixte, Microsoft et Google ?
Techniquement oui, et nous le déconseillons. Deux consoles signifient deux listes de salariés, deux jeux de règles et deux endroits où regarder le jour d’un incident. Dans les rares cas où les deux suites coexistent durablement, nous rattachons la gestion des appareils à celle qui porte la messagerie, et l’autre reste hors périmètre - explicitement, par écrit.
Faut-il un poste Windows pour utiliser Intune ?
Non, la console est entièrement dans le navigateur et gère très bien un parc uniquement composé de mobiles. Mais si votre parc n’a aucun poste Windows, l’écart avec la console Google se réduit à presque rien : dans ce cas, prenez celle de votre messagerie.
Que voit exactement l’employeur sur un mobile personnel ?
L’état de l’appareil, pas son contenu : modèle, version du système, chiffrement actif ou non, conformité aux règles, et la liste des applications installées dans le seul espace professionnel. Ni les photos, ni les messages, ni la position, ni les applications personnelles. Nous remettons cette liste par écrit aux salariés, parce que c’est ce document qui fait accepter le dispositif.
Combien de temps pour inscrire un parc existant ?
Comptez une demi-journée de paramétrage pour les règles de base, puis quelques minutes par appareil, réalisables par le salarié lui-même avec une notice d’une page. Le point qui prend réellement du temps n’est pas technique : c’est de retrouver les appareils que personne n’avait déclarés.
Que se passe-t-il si nous quittons l’éditeur ?
Les appareils se désinscrivent, l’espace professionnel disparaît et les appareils personnels retrouvent leur état d’origine sans perte pour leur propriétaire. Les règles, elles, ne se transportent pas : elles sont à réécrire dans la nouvelle console. C’est une raison de plus de choisir celle de votre suite plutôt que celle qui plaît à l’installateur.

Notre recommandation

Commencez par la charte, pas par la console

Les déploiements qui échouent ne butent pas sur la console. Ils butent sur le premier salarié qui refuse d’inscrire son téléphone personnel parce que personne ne lui a expliqué ce que l’entreprise verrait. Écrire cette page-là avant d’ouvrir la console change complètement le déroulement du projet, et ne coûte qu’une réunion.

Sur les sept critères du face-à-face en haut de page, les deux égalités tombent précisément sur ce qui compte le jour d’un incident. Autrement dit : le choix de la marque ne détermine pas votre niveau de protection. Ce qui le détermine, c’est d’avoir une console activée plutôt qu’une licence dormante - et de savoir qui appuie sur le bouton un dimanche soir.

Avant d’acheter une console de plus

Neuf fois sur dix, la fonction est déjà comprise dans votre abonnement et personne ne l’a activée. Nous commençons par l’inventaire de ce que vous payez déjà, puis nous inscrivons quelques appareils pilotes.